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20 novembre 2006

Philosophie politique

À suivre : deux carnets Web de philosophie politique :

  • EPIcentre - Études politiques internationales :

    Chez Antonio Negri, la critique du contractualisme politique, attaché à une conception transcendante du pouvoir, conduit à une dénonciation des catégories unifiées d’ « État » et de « société civile ». Ces catégories transcendantes sont dénoncées comme les fétiches d’une tentation totalisante de la pensée. Il sont le résultat d’une volonté ordonnatrice et unificatrice de la raison, et ils ne possèdent aucun degré de réalité. À ces catégories transcendantes, Negri oppose l’activité de résistance et d’innovation accomplie par la multitude, qui est la réalité plurielle et matérielle des corps dans le monde.

    Biopolitique (Negri, Foucault)

  • Conatus - Site philosophant

    Évoquer le cas des sociétés sans État risque de nous conduire à en faire une définition négative, ce que ne fait pas Clastres en choisissant délibérément le terme de « sociétés contre l'État ». De ce fait, la question devient autre : on ne qualifie ces sociétés différentes que par notre propre point de vue historiquement construit. Ce serait alors faire comme si ces sociétés avaient un point commun entre elles, or le seul point commun, c'est qu'elles ont longtemps été ignorées par l'occident. On ne devrait alors que se référer pour chacune qu'à une topologie plus qu'à une typologie.

    M1 / La société contre l'État : notes indicatives

2 août 2006

Biopouvoir et biopolitique

C'est en 1976, dans le dernier chapitre de La volonté de savoir que Foucault introduit la notion de biopouvoir et de biopolitique. Le titre dudit chapitre, Droit de mort et pouvoir sur la vie, dit bien à quoi ces deux notions sont reliées : le droit de vie et de mort détenu par le pouvoir souverain, et plus précisément, le droit de faire mourir ou de laisser vivre. À partir du XVIIème siècle s'opère en Occident une transformation qui substitue à ce droit, le droit de faire vivre ou de rejeter dans la mort.

Ce nouveau pouvoir sur la vie se développe en prenant 2 formes :

  1. une forme centrée sur le corps comme machine au moyen de displines (qui comprennent aussi bien des institutions comme l'armée, l'école que des réflexions sur la tactique, l'apprentissage, l'éducation, l'ordre des sociétés, etc.)
  2. le pouvoir sur le corps-espèce au moyen de contrôles régulateurs (comme la régulations des populations, la démographie, le niveau de santé, la durée de la vie, la longévité,etc.), bref une bio-politique de la population.

Avec cette transformation s'ouvre l'ère d'un bio-pouvoir :

L'homme occidental apprend peu à peu ce que c'est que d'être une espèce vivante dans un monde vivant, d'avoir un corps, des conditions d'existence, des probabilités de vie, une santé individuelle et collective, des forces qu'on peut modifier et un espace où on peut les répartir de façon optimale. Pour la première fois sans doute dans l'histoire, le biologique se réfléchit dans le politique : le fait de vivre n'est plus ce soubassement inaccessible qui n'émerge que de temps en temps, dans le hasard de la mort et sa fatalité ; il passe pour une part dans le champ de contrôle du savoir et d'intervention du pouvoir.

Le biopolitique désignerait ainsi

ce qui fait entrer la vie et ses mécanismes dans le domaine des calculs explicites et fait du pouvoir-savoir un agent de transformation de la vie humaine.

10 juillet 2006

On en est là...

Perry Anderson, après avoir constaté que la mort a rattrapé à peu près tous les grands noms de la pensée française (Roland Barthes, Jacques Lacan, Raymond Aron, Michel Foucault, Fernand Braudel, Guy Debord, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Pierre Bourdieu, auxquels s’est ajouté, peu de temps après la parution de son analyse, Jacques Derrida), observe avec pertinence qu’aucun intellectuel français ne s’est acquis une réputation internationale comparable à la leur, et que ce qui donne l’idée la plus exacte du niveau auquel nous sommes descendus est probablement l’importance démesurée accordée à un intellectuel comme Bernard-Henri Lévy

Jacques Bouveresse, On en est là...

25 juin 2006

Le feu Foucault

Un dossier du journal Libération publié il y a deux ans, à l'occasion du vingtième anniversaire de la mort de Foucault.

Mise-à-jour du 5 juillet : depuis la mise en ligne du nouveau site de Libération, ce dossier n'est plus accessible.

5 octobre 2005

Multitudes N°22

Le numéro 22 de la revue Multitudes est disponible en librairie :

Pour sa 22ème livraison, la revue Multitudes trace une diagonale entre les mouvements de fond qui travaillent nos gestes et nos devenirs politiques en ce début de troisième millénaire. Ce numéro entre ainsi en dialogue avec les auteurs, les pensées et les concepts qui contribuent le mieux à définir notre présent : Foucault, Spinoza, Rancière, Negri, Althusser, Peter Weibel, la French Theory, le pragmatisme de l’expérimentation, la démocratie radicale, la résistance à la logique de guerre de la croisade anti-terroriste, la créolisation de nos êtres et de nos expériences.

Multitudes 22, Automne 2005

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